prompt-engineering.blog

Les termes, à leur place

Le glossaire de l'articulation.

Le vocabulaire anglophone de l'interaction avec les modèles est abondant, et chaque terme est excellent à son étage. Cette page ne les met pas en concurrence — elle les articule. Clause d'équité, d'abord : les définitions ci-dessous sont des définitions de travail, loyales à l'usage que chaque champ fait de son propre nom ; si un praticien de l'un de ces domaines les trouve injustes, la correction est bienvenue — une carte ne doit pas aplatir les territoires qu'elle emprunte. Ce qui change ici n'est aucun des termes : c'est l'unité d'analyse.

prompt → réponse.
contexte → réponse.
session → trajectoire → résultat.

Entrées

Dix entrées, quatre temps chacune

Session Engineering

Ce qu'il nomme
La discipline de conception et de conduite des sessions de travail avec un modèle de langage — cadrage d'ouverture, signaux de dérive, reprises, lecture de l'avant-texte, clôture consolidée — avec l'opérateur humain comme couche de contrôle permanente.
Sa force
La proposition de ce site (2026). La revendication n'est pas une technique de plus : c'est une nouvelle unité d'analyse.
Où il vit dans la session
C'est la session : tout ce qui suit vit à l'intérieur.
Vu depuis la session
Le déplacement lui-même : de prompt → réponse et contexte → réponse à session → trajectoire → résultat. Chaque terme voisin garde son excellence à son étage — et reçoit une adresse.

Prompt engineering

Ce qu'il nomme
L'art de la requête individuelle : précision, but, exemples, contraintes, positionnement.
Sa force
La qualité du coup unique ; les gabarits répétables ; tirer le maximum d'un tour.
Où il vit dans la session
La matière première de l'ouverture, et la formulation de chaque tour.
Vu depuis la session
Il devient une sous-discipline locale. La formulation compte à chaque instant — mais l'instant n'est pas l'unité, et un prompt parfait ne tient pas ses propres contraintes au-delà de quelques tours. La page Techniques montre où chaque geste s'arrête.

Context engineering

Ce qu'il nomme
Assembler ce que le modèle voit à l'inférence : récupération, sorties d'outils, mémoires injectées, budget de fenêtre, compression.
Sa force
Les chaînes d'agents, l'ancrage documentaire, l'économie de tokens — l'ingénierie des entrées.
Où il vit dans la session
Une variable de la session : un des cinq éléments du cadrage, et un souci d'entretien à mesure que la fenêtre se remplit.
Vu depuis la session
Voici la réponse directe à la question pour laquelle cette page existe — en quoi n'est-ce pas du context engineering renommé ? Parce que le contexte décrit ce qu'on donne au modèle ; la session décrit ce que vous faites à deux dans la durée. Un contexte parfaitement assemblé dérive quand même vers le confort si personne ne conduit ; aucune pile de récupération ne lit l'avant-texte, ne lance un audit de trajectoire, ni ne juge qu'une concession fut arrachée par pression plutôt que par argument. Le contexte est une variable parmi d'autres — une session tourne aussi sur les reprises, les péages, les signaux, la mémoire externe, la clôture, la vigilance de l'opérateur. Les entrées s'ingénient ; la conduite se tient.

Conversation design

Ce qu'il nomme
Concevoir des parcours de dialogue, des personas — la tradition UX du chatbot.
Sa force
Les produits grand public ; des chemins scénarisés qui doivent servir des milliers d'usagers.
Où il vit dans la session
Le cousin, côté conception, du cadrage d'ouverture.
Vu depuis la session
La conception a lieu avant ; la conduite a lieu pendant. Aucun design ne peut scénariser d'avance la reprise qu'un échange vivant exigera — le Session Engineering est la pratique en temps réel qui commence où finit l'organigramme.

AI interaction design

Ce qu'il nomme
La couche d'expérience des interfaces humain-IA : affordances, retours, signaux de confiance.
Sa force
Rendre la capacité lisible et utilisable ; décider quelles interactions sont seulement possibles.
Où il vit dans la session
La pièce où la session se déroule — y compris le fait d'afficher, ou non, le raisonnement du modèle.
Vu depuis la session
L'interface façonne le possible ; la méthode est ce que l'opérateur fait dedans. Quand l'interface expose l'avant-texte, le design met dans la main de l'opérateur l'instrument le plus précieux de cette méthode.

Agent workflows

Ce qu'il nomme
Décomposer une tâche en étapes exécutées par des agents, avec des passages de relais définis.
Sa force
Les chaînes automatisables ; l'échelle ; la répétabilité sans humain à chaque pas.
Où il vit dans la session
L'automatisation de tronçons de session — ceux qui n'exigent plus de jugement à chaque fois.
Vu depuis la session
Un workflow retire l'humain d'entre les étapes ; une session garde l'humain comme couche de contrôle. La friction qui valide une production doit bien venir de quelque part — dans un workflow il faut la concevoir d'avance, dans une session elle se fournit en direct.

Orchestration

Ce qu'il nomme
Coordonner plusieurs modèles, outils et appels en un système cohérent.
Sa force
La plomberie des systèmes : routage, replis, coûts, latence.
Où il vit dans la session
La machinerie sous une session qui mobilise plusieurs capacités à la fois.
Vu depuis la session
L'orchestration gouverne la coopération des machines ; le Session Engineering gouverne la pensée à deux de l'humain et de la machine. L'une est de l'architecture, l'autre de la conduite — un système bien orchestré peut être mal conduit.

Memory management

Ce qu'il nomme
Décider de ce qui persiste : magasins, mémoires injectées, résumés, politiques de compression.
Sa force
La continuité entre sessions ; ne pas payer deux fois le même terrain.
Où il vit dans la session
La consolidation de clôture est de la gestion de mémoire à la main — exporter avant l'évaporation ; la compression de contexte est de la gestion de mémoire subie.
Vu depuis la session
La mémoire est une variable, et la règle de la méthode à son sujet est brutale : l'historique d'une plateforme n'est pas une archive. Ce qui compte survit parce que l'opérateur l'a externalisé, pas parce que le système s'en est souvenu.

Human-in-the-loop

Ce qu'il nomme
Insérer des points de contrôle humains dans des flux automatisés : relire, approuver, corriger.
Sa force
La validation à fort enjeu ; attraper ce que l'automate ne doit pas décider seul.
Où il vit dans la session
La version minimale, échantillonnée, de ce que l'opérateur fait en continu.
Vu depuis la session
Le HITL met l'humain aux barrières ; le Session Engineering le met au volant. L'approbation par sondage attrape des sorties ; la conduite permanente façonne des trajectoires — y compris les dérives qu'aucun point de contrôle isolé ne signalerait.

Iterative prompting

Ce qu'il nomme
Raffiner un résultat en redemandant : ajuster, régénérer, converger.
Sa force
Converger vers une forme qu'on sait reconnaître à l'œil.
Où il vit dans la session
Le geste brut que la reprise discipline.
Vu depuis la session
Itérer sans signaux, c'est corriger au hasard. La reprise est l'itération avec une cible : sept signaux disent quand intervenir, trois techniques disent comment — renvoi textuel, question courte, demande de redescente.
Un mécanisme à connaître par son nom : l'échantillonnage silencieux. Devant un long document, un modèle tend — par pente, pas par décision — à s'appuyer sur l'ouverture, la clôture et les saillances, et à produire une analyse à forme d'intégral sans couverture réelle. La parade vit sur la page de la méthode : un contrat de couverture, trois citations distribuées (début, milieu, fin), et une question enfouie que tu as plantée toi-même. L'affirmation de couverture ne vaut pas la couverture.
Et ensuite

Et ensuite

La question que cette page tranche revient en une ligne sur la page d'accueil (FAQ), et la méthode complète — signaux, reprise, avant-texte, protocole, banc d'essai — est sur la page de la méthode.